Le droit de tuer avant, pas après ! 

Le droit de tuer avant, pas après ! 
Voilà 40 ans, le 8 septembre 1981, par 368 voix pour et 113 voix contre, sous l’impulsion de Robert Badinter, l’assemblée nationale votait l’abolition de la peine de mort.
Monsieur Badinter, ancien garde des sceaux de Monsieur François Mitterrand prononce en 1981 un discours mémorable sur l’abolition de cette sentence inhumaine. (1)
A contrario, Jean Jacques Rousseau (2) dans le contrat social livre son sentiment sur la peine de mort : « C’est pour ne pas être la victime d’un assassin que l’on consent à mourir si on le devient. Tout malfaiteur attaquant le droit social devient par ses forfaits rebelle et traître à la patrie, il cesse d’en être membre en violant ses droits et même il lui fait la guerre.  Le criminel est celui qui fait la guerre à la société.  L’analogie est faite : le soldat en guerre et le juge sont les deux défenseurs d’une patrie en danger. Par leurs fonctions respectives, ils sont en droit devant le divin et devant la loi de mettre un homme à mort. » 

Contexte et Enjeux de cette Présidentielle

Contexte et Enjeux de cette Présidentielle:
Nous sommes à six mois de la Présidentielle et des orientations commencent à se dessiner.
Certains prétendants se lancent progressivement dans la course électorale et la campagne risque d’être rude et sauvage compte tenu d’un certain nombre de contextes.
Le Président de la République bénéficie d’un avantage significatif par rapport aux autres prétendants, déclarés ou non, puisqu’il peut préparer sereinement sa candidature et ses meetings de propagande dans le cadre de l’exercice de ses fonctions en gérant sans retenue et en toute légalité cet amalgame.
C’est là une des premières caractéristiques de cette campagne qui, reconnaissons-le, a été largement mise à profit par les différents prédécesseurs du Président actuel.
Une autre caractéristique semble se dessiner, qui est beaucoup moins habituelle: le bilan dans le détail du quinquennat en cours semble très peu intéresser les débats politiques actuels.

Marseille, avant Emmanuel MACRON . . .

Marseille, avant Emmanuel MACRON, il y avait la chambre régionale territoriale des comptes.
Dans son discours du 4 septembre 2021 à Marseille, Emmanuel MACRON tacle avec sourire les élus locaux : « L’État peut systématiquement arriver avec des milliards. Si l’action publique est toujours divisée, et les chicaya locaux bloquent l’avancée, ces milliards n’arrivent jamais sur le sol.  Je ne viens pas ici faire des promesses, je viens prendre des engagements « . Le Président ne manque pas de dénoncer les dissensions entre les élus locaux pour privilégier l’intérêt général.
Il dresse un constat accablant de la gouvernance et du fonctionnement  de la Ville (finances, patrimoine, gestion du personnel): “un système qui n’avance plus du fait d’un mécanisme qu’il a construit, à coups de petits arrangements, de faiblesses”, allusion à peine voilée à la cogestion avec le syndicat Force Ouvrière.

Demain peut-être

La rentrée se fait comme tous les cinq ans, sur fond de promesses électorales, enrobées d’angélisme récurrent et nauséabond. Les prétendants à la couronne pour 2022 se déchaînent en oubliant trop souvent qu’ils s’adressent à des cerveaux en état de réfléchir. 
Les politiques s’agitent devant les caméras, chacun y va de son selfie avec Monsieur ou Madame Tout le Monde pour paraître proche des français, de ceux qui ne sont pas les « premiers de cordée ». Or depuis quatre décennies, les joutes entre hommes et femmes politiques n’ont jamais apporté de solutions probantes aux situations de plus en plus catastrophiques que nous connaissons notamment en matière de sécurité. 

Une démocratie d’apparence

Drôle d’époque ! un Président en exercice giflé, épisode effrayant et affligeant, humiliant pour la fonction et le pays, un ministre de la justice « omettant » de déclarer 300000 euros au fisc (faute de son comptable, bien entendu), le même mis en examen sur des bases juridiques contestables par des juges menant une guérilla contre un garde des sceaux dont ils ont annoncé haut et fort ne pas vouloir, un parlementaire qui outrage et commet des actes de rébellion et de violences volontaires sur des personnes dépositaires de l’ autorité publique, des quartiers de non droit où sévissent des trafiquants de drogue allant jusqu’à afficher les tarifs de leurs produits etc.

Cinquante nuances d’abstention et rien ne change

Au lendemain du 1er tour chacun commente les résultats selon ses convictions : une claque pour le RN que les sondages annonçaient nettement plus haut, LREM à la dérive, résurrection de la droite dite républicaine, confirmation de la présence des écologistes dans la paysage politique.
Pourtant le premier parti en France est bien celui de l’abstention dont le taux est 66,7% selon le ministère de l’intérieur. 
Question : est-il vraiment sérieux de tirer des conclusions sur la signification du vote d’environ 15 millions de français sur 44 millions d’inscrits ? A l’évidence la réponse est non. En revanche, d’autres questions méritent de s’y arrêter :

Fraude sociale, la Cour des comptes confirme            

Dans l’introduction de son livre le Cartel des fraudes, Charles PRATS, magistrat spécialisé dans la lutte contre les fraudes sociale et fiscale, écrit « près de 5 millions de « fantômes » bénéficieraient de prestations sociales françaises ; plus de 3 millions de cartes Vitale actives en surnombre ». Il évalue le montant de la fraude sociale à 50 Md€.
En effet, le RNCPS en 2020 fait état de 73,7 millions d’individus percevant des prestations sociales alors que l’INSEE recense 67 millions d’habitants, soit un différentiel de 6,7 millions !!

LES TERRITOIRES PERDUS DE LA REPUBLIQUE : AGISSONS ENFIN

Le phénomène de « Territoires Perdus de la République » a été mis en évidence depuis de nombreuses années par de nombreux politiques, sociologues et philosophes avec le relais des médias. 
On assiste à une forme de déliquescence de la République que les responsables politiques, conscients ou pas, et s’ils en sont conscients, impuissants ou manquant de courage, n’ont pas réussi à endiguer. 
Ces Territoires Perdus sont en fait le siège d’un communautarisme, alimenté par une immigration incontrôlée et par un trafic de drogue leur assurant une très confortable subsistance et autarcie. 
  Nous vous proposons de partager notre approche du sujet pour alimenter la réflexion et la contradiction dans un débat qui sera central dans le contexte des élections régionales et nationales à venir.