MAKE FRANCE GREAT AGAIN :


DÉCLASSEMENT ET TIERS MONDISATION EN COURS

La France vacille sur ses bases.

 Nous subissons et/ou sommes les témoins de situations qui nous alertent sur un possible déclassement, voire tiers-mondisation de notre pays.

 Pourtant reconnue 5ème, 6ème ou 7ème puissance mondiale suivant les classements, la France connaît diverses pénuries, dégradation de ses services publics, délitement industriel et politique, flux migratoires incontrôlés avec ses conséquences patentes associées,…

 Elle a été certes objectivement impactée par la dernière pandémie et la guerre en Ukraine mais cela n’explique pas tout.

 En fait, elle subit 30 ou 40 ans de déliquescence structurelle gouvernée par des politiciens sans courage et qui ont progressivement participé à détériorer la grandeur originelle de notre Pays.

 Dans ce contexte qui perdure, elle est actuellement placée sous le pilotage d’un Président de la République sans cap, réélu sans programme, d’un gouvernement sans boussole, et en conséquence placé sous les feux des 2 camps extrêmes, incapable d’anticiper les problèmes et contraint de réagir à chaque fois dans l’urgence en posant des « emplâtres sur des jambes de bois ».

 Nous vous proposons de partager quelques-unes de ses situations ponctuelles ou plus structurelles qui nécessitent un changement de logiciel complet.

 Ce changement d’orientation politique est déjà partiellement abordé en termes de diagnostics et propositions d’actions dans quelques-uns de nos articles passés, et nous continuerons à alimenter cette réflexion dans le cadre de nouveaux articles.    

 Nous devons collectivement réagir car sinon, à l’image de la Rome Antique, nous ne nous écroulerons pas en un jour, mais nous finirons par disparaître de l’Histoire. 

  1. Le fonctionnement de nos institutions

Nous vous proposons de partager ces actualités factuelles qui s’ouvrent devant nos yeux en 4 domaines spécifiques, non exhaustifs,  pour dire ce que l’on voit, même s’il est quelquefois difficile de voir ce que l’on voit :

Elisabeth Borne, notre première ministre, a, pour la septième fois depuis mi-octobre, utilisé l’article 49-3 de la constitution et engagé mercredi 30 novembre la responsabilité de son gouvernement, cette fois sur l’ensemble du projet de loi de financement de la Sécurité sociale en lecture définitive.

Il est vrai que le spectacle proposé par notre Assemblée Nationale, dont les joutes ressemblent de plus en plus à celles observées dans des cours d’école maternelle, n’incite guère à lui donner, les yeux fermés, les clés pour légiférer sur les thèmes prioritaires de notre Pays. 

Dans ces conditions, quelles crédibilité et reconnaissance pouvons-nous ainsi apporter à notre Assemblée Nationale, sentiment semble-t-il partagé par notre Président de la République qui a décidé de lancer son Conseil National de la Refondation en parallèle de notre Représentation Nationale ? 

On pourrait aborder aussi le fonctionnement de notre appareil d’État, verrouillé par nos technocrates issus d’un même moule (l’ENA) et qui sclérosent les décisions et prises d’initiatives politiques.

Nous pourrions saluer dans ce sens la destruction des grands corps publics (préfets, diplomates ou inspecteurs) initiée par Emmanuel Macron, mais on ne saisit pas clairement la nouvelle orientation sauf à concentrer les pouvoirs dans d’autres corps technocrates, ce qui ne favorise ou ne garantit pas, en l’état des choses, une meilleure efficacité et pertinence dans les prises de décisions et leurs mises en œuvre.

2 exemples flagrants peuvent être avancés, parmi tant d’autres :

  • Le fiasco du traitement des dossiers des 230 immigrés issus du l’Ocean Viking lié à l’incapacité de notre État à mettre en place les moyens adéquats dans le temps (traducteurs, juges,…) au vu et au su de toute l’Europe
  • Un fiasco encore plus flagrant, celui du nucléaire français, seul et unique responsable des difficultés énergétiques auxquelles le pays se confronte (cf. plus bas). Il faut y voir selon Yves Bréchet, ancien Haut-Commissaire à l’énergie atomique, l’ «ignorance stupéfiante et l’inculture scientifique» de nos politiques et de leurs conseillers, ayant débouché, pendant près de dix ans, sur des “injonctions paradoxales” distillées par l’Exécutif, sous la pression écologique et en parfaite méconnaissance du fonctionnement de l’activité. Ainsi tour à tour, aura été demandé à EDF de se préparer à fermer les centrales, puis quelques années plus tard de se préparer tout autant à en rouvrir : entre temps, notre avantage technologique, ayant participé à notre souveraineté nationale dans le domaine, aura fondu comme neige au soleil faute de destruction des compétences utiles et du temps nécessaire à les recomposer et à relancer les programmes concernés.

Le fonctionnement de nos institutions n’illustre-t-il pas ainsi un certain déclassement ? 

  1. Le fonctionnement de nos Services Publics et assimilés
  1. L’Éducation

La stratégie d’Éducation actuelle est volontairement tournée vers le nombre plus que vers la Qualité, en témoigne l’objectif de réussite au bac affiché chaque année autour des 90%, transformant de fait l’Université vers une voie de choix plus ou moins forcé et ne permettant pas la recherche de la qualité.  

De plus, l’absence de contrôle de nos flux migratoires (cf. plus bas) a des effets collatéraux sur sa performance.

On pourra en citer deux spécifiquement :

  • L’offensive menée actuellement par les Islamistes et adeptes du Wokisme pour combattre la laïcité et instiller chez nos élèves des cultures qui ne sont pas les nôtres. La riposte tarde à se construire et se concrétiser de la part de nos gouvernements, laissant craindre une dérive irrémédiable dans notre capacité à éduquer nos enfants selon nos principes 
  • La chute des performances de nos élèves dans le domaine des mathématiques et de la physique. En décembre 2020, l’enquête Timss, réalisée auprès d’élèves de CM1 et de 4e, est venue porter un nouveau coup de boutoir à l’idée que la France a un avenir parmi les grands pays au XXIe siècle. Cette enquête démontre que nos élèves sont les plus mauvais d’Europe en mathématiques. Pourtant l’enjeu est énorme : les innovations technologiques, nourries entre autres par un enseignement poussé en mathématiques qui demande travail et rigueur, détermineront demain la compétitivité des États. 

Faire reposer cet état de fait uniquement sur les flux migratoires ne serait pas honnête mais nous pouvons aussi imaginer une relation partielle notamment en liaison avec une langue française insuffisamment maîtrisée.

N’assiste-t-on pas à un déclassement de notre Éducation ?

  1. Le domaine médical

La première vague de Covid-19 a mis en évidence les fragilités de notre système de santé : capacités d’accueil fragiles et vite saturées dans les hôpitaux, puissance industrielle diminuée au point que la production de masques et de gel antibactérien était impossible à grande échelle, etc. 

Deux ans plus tard, l’hôpital est toujours au bord du grand effondrement face à la triple épidémie Covid/grippe/bronchiolite et l’hôpital public doit encore réagir dans l’urgence, montrant que l’alerte du Covid n’était pas conjoncturelle mais plutôt structurelle. 

Gérald Kierzek, médecin urgentiste, déclare : «On assiste à la tiers-mondisation du « meilleur système de santé au monde »»

Selon Arnaud Robinet, on compte 8% de postes vacants chez les infirmières, 2,5% chez les aides-soignants et 30% chez les médecins sur les postes de titulaires faisant ainsi jour sur la dégradation de l’attractivité des métiers de santé.

Enfin, on assiste à une désertification médicale criante. Dans son étude sur la fracture sanitaire en France, l’UFC-Que Choisir démontre «l’état déplorable de l’accès géographique et financier aux soins en France». L’association de défense des consommateurs cible les médecins généralistes, mais aussi des spécialités à «accès direct» comme les pédiatres, les gynécologues et les ophtalmologues.

N’assiste-t-on pas à un déclassement de notre système de santé ?

  1. Le domaine des Transports et de l’Énergie

On ne reviendra pas sur la gabegie de la pénurie d’essence en octobre/novembre derniers (cf. article Vox Nostra spécifique).

Le domaine des transports ferroviaires n’est pas en reste avec une population de cheminots et des syndicats à la pointe des revendications salariales et autres. 

On compte plus de 30 millions de jours de travail perdus à cause des grèves depuis la Seconde Guerre mondiale et nous avons inauguré le quinzième mois de décembre perturbé du réseau ferroviaire en moins de 20 ans (2003, 2004, 2006, 2007, 2008, 2009, 2012, 2011, 2013, 2013, 2016, 2018, 2019, 2021, 2022). On rappellera également que les 37 jours de grève en 2019 ont généré 2 milliards d’euros de pertes.

L’impact sur les utilisateurs est bien sur conséquent, notamment et régulièrement en période de fêtes, au profit d’une caste de privilégiés du service public dont on ne rappellera pas les différents avantages.

Enfin le service de l’Énergie est lui aussi au bord de l’effondrement.

Nous ne reviendrons pas l’ «ignorance stupéfiante et l’inculture scientifique» de nos politiques et de leurs conseillers ayant débouché sur le fiasco de notre politique en matière d’énergie nucléaire, dont arrêt de la centrale de Fessenheim (cf. ci-dessus).

A cette situation se rajoute l’état de nos réacteurs nucléaires qui sont pour une large moitié à l’arrêt pour raison de maintenance (32 sur 56), situation à laquelle jamais notre réseau électrique n’a été confrontée. On rappelle que l’État est actionnaire d’EDF à hauteur de 84% et qu’il n’a pas été capable d’anticiper cette situation désastreuse qui mettra à mal possiblement le réseau électrique en janvier et février 2023 et sur les hivers prochains.

Une circulaire du gouvernement a ainsi été adressée aux préfets cette semaine, pour organiser les coupures programmées qui pourraient être décidées en cas de tensions sur le réseau électrique en janvier ou février 2023 afin d’éviter ces possibles black-out.

En complément, le gouvernement a mis en place son plan de sobriété Énergie, appelé à durer plusieurs années compte tenu des temps nécessaires à recouvrer une capacité nucléaire digne de notre Pays.

Ce plan, commenté par certains: « Macron tiers-mondise la France ! » car comparable à des tickets de rationnement énergétiques,  crispe une majorité de nos concitoyens en reportant la charge de responsabilité d’un éventuel black-out sur les utilisateurs et non sur les politiques responsables de ce fiasco. 

On rappellera également que la France est le pays d’Europe ou le MWh est vendu le plus cher sur le marché de l’électricité, 600€/MWh alors que nous produisons de l’électricité à 50€/MWh grâce à nos centrales nucléaires encore en fonctionnement. Cette situation est susceptible de mettre en péril de nombreuses industries et commerçants à plus ou moins court terme.

Enfin, dans ce contexte très dégradé de qualité de Services, on rappellera utilement le niveau d’endettement du Pays à hauteur de 3 milliards d’€ (113% du PIB).

N’assiste-t-on pas à un déclassement de nos Services de Transports et d’Énergie et globalement de nos Services Publics?

  1. La redistribution des classes

On assiste à une explosion des classes où les pauvres sont toujours plus nombreux et les riches toujours plus riches au détriment de la classe moyenne qui a tendance à disparaître.

Un indicateur intéressant dans ce domaine : en France, si l’on se réfère aux chiffres de vente de voitures du premier trimestre 2022, les grandes gagnantes sont les marques low cost et premium, traduisant par là même cette dérive et une redistribution des richesses déficiente.

Un pays où ne subsistent que des riches et des pauvres, sans classe moyenne, est un pays émergent… 

N’assiste-t-on pas à une progressive tiers-mondisation de notre pays?

  1. Les flux migratoires

La France compte « 600 000 à 700 000 » personnes en situation irrégulière sur son territoire, selon G.Darmanin se félicitant d’avoir « beaucoup moins de clandestins, que la plupart des grands pays d’Europe ».

L’exercice dévoyé du droit d’asile et notre incapacité à maîtriser l’immigration illégale (seules 5,7% des OQTF sont effectives) conduit à une concentration communautariste et de nombreux bidonvilles en marge des villes, sources de délinquance alimentée par les différents trafics et par le contrôle des territoires.

Retrouver une capacité d’expulser et de maîtriser l’immigration permettrait de défendre notre cohésion nationale mise à mal.

En conclusion, n’assiste-t-on pas à un déclassement de notre pays en conséquence de l’ensemble des déficiences majoritairement structurelles constatées ?

Courage politique et changement massif et rapide de logiciel nous permettront collectivement de redresser la barre. 

1 commentaire

  1. Entièrement d’accord avec cet article qui se penche de manière non exhaustive sur la situation non pas alarmante, car j’ai bien peur qu’il soit déjà trop tard, mais en réalité catastrophique dans laquelle se trouve notre pauvre pays pour lequel tant d’hommes et de femmes ont par le passé donné leur vie. Je suis vraiment convaincu, en lisant ou en écoutant les propos de certaines personnalités politiques que ces derniers, non contents du mal qu’eux et leurs pairs ont fait à notre pays, continuent à le détruire à petit feu. Dans quel but ? Je n’ai pas la réponse. Pendant combien de temps encore ces « mauvais Français » vont ils encore sévir ? On pourrait imager par une simple formule l’un des maux principaux dont souffre la France depuis quatre décennies ; « Le nivellement par le bas ».

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