Incompétence, laxisme et pleutrerie ?


La défaillance de l’État ne découlerait-elle pas d’un laxisme récurrent, d’un manque de courage ou d’une incommensurable incompétence ? 

Chaque jour la presse nous annonce des actes de malveillance qui choquent d’autant plus l’opinion publique que leurs auteurs sont trop souvent en liberté après avoir purgé quelques mois dans un centre de détention appelé une prison ! 

Très récemment dans le Lot et Garonne une adolescente de 14 ans  a été tuée par un individu connu des services de police pour agression sexuelle. Il est rapidement passé aux aveux lors de son audition. Lorsqu’il était mineur il avait été condamné pour des faits d’ agression sexuelle, il avait été condamné à une peine de 15 jours de prison avec sursis, il n’ était pas allé en détention. Il avait également commis des faits de dégradations et vols mais ne bénéficiait pas de suivi socio-judiciaire. Il existe malheureusement de nombreux exemples comme celui-ci…   

Nous ne jetons pas la pierre particulièrement au gouvernement d’aujourd’hui qui s’inscrit dans le droit fil de la politique engagée depuis 1981, année qui marque le début de la dégringolade. Plus de quarante années se sont écoulées et le manque d’autorité de l’État s’invite de plus en plus souvent lors des informations relayées par les journaux télévisés et autres hebdomadaires.

Ce sujet a été traité de nombreuses fois par les médias et les acteurs politiques, notre laboratoire d’idées a publié un article le 23 juin 2021 sur le thème « Autorité, Respect et Décadence » 

Il est regrettable qu’un pays démocratique comme le nôtre, État de droit s’il en est, fasse preuve d’un tel manque de cohérence par manque de lucidité et de fermeté vis-à-vis des délinquants et criminels. 

Nous écrivions également un article sur notre site Vox Nostra le 16 mai 2021 sur le thème « Permis de récidiver ». Ce texte est toujours d’actualité puisque récemment le tribunal de Tarascon a jugé un mis en cause qui comparaissait pour la 33ème fois. 

Résumé de l’article (1) :  » Tarascon : il est condamné pour la 33e fois !  Et une de plus pour ce quadragénaire. « 

Une trente-troisième mention qui vient s’ajouter à son casier judiciaire déjà bien étoffé. Connu des services de police pour des faits antérieurs de vols, conduite sans permis, port d’arme, refus d’obtempérer, escroquerie, ou encore outrage à l’égard d’une personne dépositaire de l’autorité publique, rébellion et détention de stupéfiants, ce Tarasconnais était appelé à la barre du tribunal correctionnel pour de nouveaux délits. 

Mais il était aux abonnés absents à l’audience. Il devait cette fois, répondre encore de refus d’obtempérer à une sommation de s’arrêter en scooter, usage illicite de stupéfiants, conduite d’un véhicule sans permis et usurpation de plaque d’immatriculation. »

Tout cela n’est pas très encourageant pour notre sécurité. Nous avons malheureusement en mémoire ces crimes odieux perpétrés ces dernières semaines sur des enfants, des femmes ou des personnes vulnérables sans oublier, bien entendu, les actes terroristes laissant derniers eux des centaines de morts.  

Les cérémonies et commémorations nous plongent quelques instants dans l’émotion puis le quotidien reprend sa place mais pas pour les familles de victimes marquées à vie après la perte d’un être cher.

Nous entendons souvent qu’un criminel ou un délinquant a commis un acte condamnable mais son état psychique le rend irresponsable. Cela ne doit pas empêcher son retrait définitif de la société lorsqu’ il est abonné à la récidive. Il nous apparaît logique de constater une forme de complicité non factuelle bien entendu mais philosophique, des magistrats qui remettent en liberté ces individus dangereux.

Il est facile de conclure qu‘un criminel présente un état psychique défaillant afin de ne pas le condamner. Il est certain que les affaires de viols, de barbaries, d’assassinats ne sont pas les œuvres de personnes normalement constituées. Pour autant les honnêtes gens ne doivent pas subir d’une part l’incompétence du personnel judiciaire et d’autre part la folie de l’humain qui nous le savons bien ne sera jamais soigné.   

Lorsque nous échangeons avec nos concitoyens il apparaît pourtant un ras le bol général. Il se traduit par la déception et la méfiance envers les autorités en charge de la justice et la sécurité. Comment ne pas les comprendre quand l’ancien ministre de l’intérieur, Gérard Colomb, ose déclarer qu’il était conscient des dangers à venir sur le plan sécuritaire, notamment en raison d’une immigration incontrôlée, mais qu’il n’a rien dit pour ne pas risquer de faire le lit de l’extrême droite ? Autrement dit, la stratégie politique l’emporte sur la vérité, l’intérêt général et l’action ! 

Comment s’étonner qu’une proportion toujours croissante de nos concitoyens s’abstienne d’aller voter car se disent-ils, à quoi cela sert -il ? 

Au fil de nos rencontres nous essayons de les convaincre du contraire afin que leur voix soit toujours entendue, comme nous le proposons régulièrement dans notre cercle de réflexions.

Ce constat nous conduit à présenter quelques options que nos politiques pourraient mettre en œuvre avec un peu de courage :

  • Application de la loi dans toute sa rigueur pour les récidivistes d’actes criminels et délictuels. Un individu qui commet régulièrement ces infractions n’a plus sa place au sein de la société. Parmi les personnes que nous avons rencontrées la plupart nous ont demandé de proposer aux membres du parlement un référendum sur la peine capitale lorsque le doute ne subsiste pas sur la culpabilité du criminel.
  • Un programme de construction de prisons doit être mis en œuvre pour pallier au manque de place cité régulièrement.

(1) Journal la Provence édition du 12-11-2022

1 commentaire

  1. Encore une fois, vous touchez du doigt un sujet de société primordial pour presque tous les habitants de notre pays. Pourquoi « presque »? Tout simplement parce que nos « dirigeants » qui bénéficient d’une protection particulière pour eux-mêmes et leurs familles, qui vivent dans des quartiers « privilégiés », ne se sentent et ne sont pas concernés par ce sentiment d’insécurité qui gagne peu à peu chacun de nos citoyens. Comme il est mentionné à la seconde ligne de votre article, le début de la dégringolade a commencé en 1981…Sans parler aucunement de politique, c’est une simple constatation. Quand on nomme comme garde des Sceaux un ancien porteur de valises du FLN pendant la guerre d’Algérie; quand plus tard certains de ses successeurs ont des membres de leur famille la plus proche qui sont des délinquants de droit commun multirécidivistes, on a tout compris… Cette semaine, un sondage opéré auprès des Parisiens révélait que près de 70% d’entre eux se sentaient en insécurité et se plaignaient de l’augmentation des taxes foncières, (autre sujet). De quoi se plaignent ils ? Ils sont allés, ou pas, déposer un bulletin de vote dans l’urne lors des dernières élections municipales…alors il faut assumer. Concernant les magistrats, quand on voit « l’état d’esprit » des membres du syndicat de la magistrature, on a également compris beaucoup de choses. Vos propositions, à la fin de votre article, sont tout à fait louables mais bien sûr, une partie de la population, toujours les mêmes, va s’offusquer et vous qualifier d’extrémistes, eux qui ne cherchent qu’une chose : que notre pays s’écroule complètement. Le nivellement par le bas, tel est leur but. Ne les laissons pas faire.

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