Chronique d’un passage aux urgences hospitalières  


Notre laboratoire d’ idées a été contacté par une personne souhaitant conserver l’anonymat qui s’ est rendue récemment aux services des urgences d’ un hôpital de notre région.

Voici son récit avec les propositions de l’ équipe Vox Nostra pour essayer d’ améliorer cette situation :

“Durant le mois d’août j’ai eu la malchance d’accompagner un proche, sur recommandation du 15, aux urgences. Là j’ai passé plusieurs heures dans la salle d’attente. Peu importe l’hôpital car ce que j’y ai vu se constate partout en France comme le soulignent régulièrement les soignants.

L’observation des allées et venues des patients vous fait balancer entre la perplexité et l’indignation.

En effet, non habituée à fréquenter les urgences, je m’attendais à un balai continu de pompiers, ambulanciers et brancards. Mais non, majoritairement les personnes qui se présentent n’ont aucun signe extérieur caractérisant un état de santé relevant des urgences. Arrivées sur leur deux jambes soit en taxi, soit accompagnées d’un tiers, elles vont vers le guichet d’accueil, évoquent leurs raisons (plus ou moins précises) d’être là, donnent leur carte vitale, sont appelées par un médecin un peu plus tard et repartent dix à 15 minutes après une ordonnance en mains.

Mais il y a des exemples encore plus emblématiques, telle cette dame se plaignant de douleurs épouvantables à l’estomac mais qui avale un pan bagnat en attendant son tour ou ce monsieur souffrant du dos depuis plus de six mois mais qui trouve plus judicieux de venir aux urgences plutôt que de consulter un spécialiste.

Ajoutons les comportements de certains telle cette jeune femme victime d’une agression dont toute la salle d’attente a pu connaître la mésaventure au fil du récit qu’elle en faisait encore et encore à tout son répertoire téléphonique. Ou ce jeune homme qui s’est fait poser une attelle et a demandé un taxi mais qui a pris le temps de terminer sa conversation téléphonique alors que la jeune femme de l’accueil lui faisait signe que son taxi était arrivé, puis est parti en soufflant sans un merci. 

Ce soir là a été une soirée plutôt calme sans agression physique ou verbale du personnel (la présence permanente de deux vigiles y est peut-être pour quelque chose ?). »

 La conclusion qui nous vient à l’ esprit immédiatement est qu’accès non régulé et gratuité sont les deux maux dont souffrent nos urgences hospitalières.

Il est grand temps :

  • De mettre en place des cellules de régulation des urgences (sauf arrivées sur prescription médicale) orientant les personnes dont la santé ne nécessite pas une intervention d’urgence vers un centre médico – social.
  • Développer sur le territoire national les centres médico-sociaux et en assurer une large publicité pour informer le public.
  • Rendre payante la consultation aux urgences sauf prescription médicale (tarif d’une consultation de généraliste remboursable ultérieurement sur présentation de la feuille de soin auprès de la CPAM. 

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