Le droit de bien vivre dans nos cités


Le 1er juin 2021 notre laboratoire d’idées publiait un article sur le phénomène des « Territoires Perdus de la République » Vous avez été nombreux à le commenter et vos réactions, ainsi que l’actualité de ces dernières semaines, nous ont incité à rencontrer les résidents de quelques cités du département des Bouches du Rhône. 

Le constat est effrayant, hormis la méfiance des habitants à notre égard liée à la peur d’éventuelles représailles, nous avons découvert des citoyens qui ne vivent pas dans des conditions normales.

Lorsque nous échangeons avec ces résidents au sujet du discours politique, ils répondent que les élus n’habitent pas dans leurs quartiers et qu’ils ne se préoccupent pas de leur quotidien.

En effet, ces hommes et ces femmes qui se sont livrés sur leur vie au quotidien, souhaitant cependant rester dans l’anonymat, ont un sentiment de double peine : une délinquance omniprésente voire une criminalité pesante et une inaction des pouvoirs publics.

Ici une locataire n’ose plus envoyer son fils chez le boulanger à cause du risque d’une balle perdue, là si des résidents osent relever la tête ce sont des voitures détruites et des menaces, plus loin ce sont des commerces régulièrement cambriolés. Les troubles nocturnes sont monnaie courante sans oublier les règlements de compte entre bandes de dealers rivales.

Pire encore, la peur s’est installée dans chaque famille de voir un jour un de leurs enfants tomber dans le piège de l’argent facile qui les conduira sur un chemin sans retour. Une vie inachevée avant même de l’avoir commencée pour des enfants sans défense.

Dans notre article sur les « Territoires perdus de la République », nous disions que les responsables politiques de toutes tendances confondues, conscients ou pas de cette situation catastrophique n’avaient pas su la gérer. 

Nous proposions des mesures concrètes afin d’apporter un sens à la vie de ces familles qui évoluent dans un climat de terreur et d’angoisse permanent. 

A ce stade, l’heure n’est plus de chercher les responsables de cette dégradation évidente. Il est grand temps de redonner un visage humain à ces cités abandonnées à elles-mêmes par des mesures concrètes. C’est ce qu’attendent les populations concernées, les mots, les belles phrases, ils les entendent mais ne les écoutent plus. 

La principale demande de toutes les personnes rencontrées est de voir revenir des bureaux police de proximité.

Cela implique une volonté politique soutenant les forces de police dans le maintien de l’ordre qui est une de leur mission prioritaire. Pour cela il est nécessaire que les policiers qui interviennent sur le terrain soient soutenus par leur hiérarchie immédiate, mais surtout par le ministère qui les dirige. 

Le policier ne doit pas avoir peur de faire son travail sous prétexte que des médias à l’affût de la moindre vidéo déformée ne ternisse son image. Il ne doit pas avoir peur non plus d’être sauvagement agressé par des individus qui se sentent exonérés de toutes sanctions. 

Nous avons constaté durant cette crise sanitaire que le gouvernement a trouvé l’argent nécessaire pour soutenir l’économie du pays.

Nous l’encourageons à réfléchir sur l’urgence à rétablir l’ordre de la République dans tous ces quartiers et cités afin que les populations qui y résident puissent enfin vivre normalement. L’installation de services de police de proximité serait un premier pas.  

Nous citons une nouvelle fois Albert Einstein : « le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire ».

1 commentaire

  1. Tout à fait d’accord avec votre article qui exprime le désarroi des pauvres habitants de ces cités ou de ces quartiers qui n’ont pas les moyens financiers de les quitter pour pouvoir s’installer dans des endroits plus calmes et plus « vivables » comme ceux dans lesquels résident nos dirigeants politiques et nos magistrats qui, s’ils venaient vivre ne serait ce que quelques semaines dans ces quartiers « en territoire cheyenne », auraient peut être une réflexion différente lors de leurs décisions de justice.

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