Climat, une affaire qui roule


Depuis de nombreuses années on nous dit que le réchauffement climatique est en marche et que les activités humaines en sont seules responsables du fait notamment des émissions de CO2. En conséquence de quoi nous devons impérativement tendre vers zéro émission de CO2, modifier drastiquement nos modes de vie et investir massivement dans les énergies renouvelables garantes de la survie de l’humanité.

Le dernier rapport du GIEC (1) , bras armé pour le climat des Nations Unies, est catégorique sur le constat : le réchauffement climatique s’accélère et l’activité humaine en est pleinement responsable.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antônio Guterres, a en conséquence déclaré : « La sonnette d’alarme est assourdissante et les preuves sont irréfutables : les émissions de gaz à effet de serre provenant des combustibles fossiles et de la déforestation étouffent notre planète et mettent des milliards de personnes en danger immédiat ».

Compte tenu des implications pour chaque citoyen des orientations préconisées par les Nations unies telle, à titre d’exemple, la fin des voitures à moteur thermique et par voie de conséquence la disparition de secteurs entiers de production donc d’emplois, notre équipe s’est posée quelques questions.

  • Le CO2 contribue-t-il de manière déterminante au réchauffement climatique ? pas certain

Selon Christian Gerondeau(2), à l’époque des dinosaures (il y a 245 millions d’années), il y avait quatre fois plus de CO2 sur terre sans que les températures atteignent celles issues des modélisations du GIEC à concentration identique. 

En outre depuis environ cinq cent mille ans la planète a connu une alternance de périodes glaciaires et de périodes inter glaciaires (nous y sommes actuellement depuis environ 12 000 ans) avec des variations de températures moyennes supérieures à 10°, et cela sans variation de la présence de CO2 dans l’atmosphère. Christian Gerondeau précise que cette présence de CO2 est restée constante au cours des deux millénaires récents, lesquels ont pourtant connu des périodes chaudes et froides impossibles à attribuer aux activités humaines et au CO2. 

J.M.Mitchell (1966)  estimant que l’effet de serre peut avoir joué un rôle dans le réchauffement climatique en raison de la combustion d’énormes quantités de charbon depuis le début du XXème siècle, pose la question : comment expliquer le rafraîchissement récent (durera de 1940 à 1975), alors que les dégagements massifs de CO2 ont débuté après 1950.

En bref, de nombreux scientifiques doutent de la responsabilité unique et massive du CO2 en ce qui concerne l’évolution des températures et au-delà doutent de l’urgence climatique. La fondation CLINTEL (Climate Intelligence) a adressé, en ce sens, le 23 mars 2020 une lettre ouverte aux dirigeants mondiaux (3).

Ce qui est certain c’est qu’il y a une variabilité naturelle du climat et selon la climatologue Judy Curry, dans un article publié le 11 juillet 2021, « Les prévisions des modèles climatiques négligent la variabilité naturelle du climat, qui domine le climat régional sur des échelles de temps interannuelles à multi décennales….. La complexité, l’incertitude et l’ambiguïté de nos connaissances sur le changement climatique ne sont pas prises en compte dans les politiques et le débat public. Les solutions proposées sont technologiquement et politiquement inapplicables à l’échelle mondiale ».

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  • L’objectif zéro émission de CO2 est-il réaliste et souhaitable ? non 

En effet, les plus gros émetteurs de CO2 (Chine, Inde entre autres) ont refusé de revoir à la baisse leurs émissions de CO2 dans les années à venir (12/12/2020- cinquième anniversaire des Accords de Paris). Qui croira que les USA vont renoncer à exploiter le pétrole et le gaz de schiste dont les réserves assurent pour un siècle une énergie bon marché, atout incontestable pour l’économie. Seuls les pays européens (10% des émissions) persistent à penser qu’ils atteindront l’objectif.

Au-delà de l’impossibilité d’atteindre un tel objectif, CLINTEL (comme d’autres scientifiques dont Christian Gérondeau) estime que ce n’est pas souhaitable : « Les 150 dernières années ont montré qu’une énergie abordable et fiable est décisive pour la santé publique, l’assainissement, l’éducation et la prospérité. Les 150 dernières années ont aussi montré que davantage de CO2 est bénéfique pour la nature, cela verdit la Terre et augmente le rendement des cultures. Pourquoi les dirigeants mondiaux ignorent-ils ces faits concrets ? Pourquoi leur tournent-ils le dos avec leur « Green New Deal » et abaissent-ils notre qualité de vie en imposant aux citoyens des technologies énergétiques à basses émissions à la fois douteuses et coûteuses ? »….excellente question !

Des recherches que nous avons effectuées, en toute objectivité, nous avons conclu que l’étude du climat soulève beaucoup de questions sur ses changements passés et de grandes incertitudes quant à son évolution et aux causes de cette dernière. Preuve en sont, selon le modèle retenu, les écarts de hausse des températures selon le GIEC lui – même, comprises entre 1,4°C et 2,6°C en 2050 et entre 2,6°C et 5,7°C en 2100 (jusqu’à 7°C au Groenland selon le scénario le plus pessimiste). 

Nous nous interrogeons ensuite sur les raisons de la mise à l’index de toutes les nombreuses projections dissidentes émanant de scientifiques très sérieux. Sommes-nous dans le domaine de la science ou de l’idéologie (4) ?

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Par voie de conséquence nous nous interrogeons sur l’objectivité des conclusions du GIEC, si ce dernier s’emploie à ne retenir que les rapports conformes à une certaine doxa écologiste.

A titre d’exemple, en 2011, un des rapports spéciaux du GIEC, le SRREN (Special Report on Renewable Energy Source), pour sa communication finale n’a retenu qu’un seul des 164 scénarios qui lui avaient été soumis, celui affirmant qu’en 2050 80% des besoins en énergie de la planète pourront être satisfaits par les énergies renouvelables. L’auteur de ce rapport est le Dr SvenTeske, coordinateur international de Greenpeace pour les questions climatiques (5)Sven Teske est aussi l’auteur de diverses activités publicitaires du puissant groupe de pression intitulé « European Photovoltaic Industry Association ». Depuis cette date, les investissements mondiaux en faveur des énergies renouvelables ont été supérieurs à 3000 milliards de dollars payés par les consommateurs sur les factures d’électricité sans que les émissions de CO2 ne diminuent pour autant, bien au contraire.

Selon la Banque mondiale, les investissements mondiaux seront de 100 000 milliards de dollars pour la seule période 2015-2030. Or l’intérêt et l’efficacité des mesures qui seront mises en œuvre par les gouvernements ne sont pas démontrés. Ce qui est certain c’est qu’elles risquent d’accroître la pauvreté et générer une décroissance douloureuse mais bien entendu pas pour tout le monde le marché de la transition écologique profite, par le biais de larges subventions, à nombre d’ONG et d’entreprises du secteur de l’énergie renouvelable.

En conclusion, certes nous vivons un réchauffement climatique mais il est loin d’être certain que l’activité humaine en soit seule responsable et que toutes les mesures envisagées puissent avoir un impact significatif sur la baisse des températures. Dans ces conditions se pose la question des motivations réelles de ces cassandres, et compte tenu des sommes considérables en jeu, la question du profit, certes maquillée de vert, se pose.

Quelles que soient les causes du réchauffement climatique, nous devons bien entendu réduire au maximum notre impact sur la planète notamment pour réduire la pollution de l’air et de l’eau mais de manière raisonnée.

« Nous avons besoin de systèmes énergétiques sûrs, fiables et économiques pour tous les pays du monde. Cela inclut l’Afrique où de nombreux pays manquent actuellement d’électricité. Nous avons besoin des technologies du 21ème siècle pour nos systèmes électriques et nos systèmes de transport, afin de permettre une prospérité continue et croissante. La façon que nous avons de nous précipiter vers les technologies renouvelables du 20ème siècle risque de nous faire gaspiller les ressources que nous investissons dans des infrastructures énergétiques inadéquates et d’accroître ainsi notre vulnérabilité aux évènements météorologiques et climatiques extrêmes » (Judith Curry).

Nos propositions

  • Pour une écologie réaliste et pragmatique, non punitive mise en œuvre au plan national en se dégageant des contraintes européennes notamment en matière d’agriculture et d’élevage.
  • Grâce à son énergie nucléaire, la France ne représente que 0,9% des émissions de CO2.  Même si l’UE ne veut pas considérer le nucléaire comme une énergie verte, il faut investir dans les centrales nouvelles générations pour garantir notre indépendance énergétique et le pouvoir d’achat.

Compte tenu des augmentations actuelles de la facture électrique pour les ménages (environ 12 % en février prochain), qu’en sera-t-il du prix face à une demande croissante (généralisation des voitures électriques) conjuguée à une baisse à 50% du nucléaire « compensée » par des énergies renouvelables aléatoires ? 

  • Prenons le temps de réfléchir à une transition sur le long terme réaliste et démocratique, permettant de garantir la qualité de vie de chacun et en utilisant toutes les sources d’énergie. 

 (1) GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat créé en 1988 afin de déterminer l’influence de l’activité humaine sur le climat

 (2) Polytechnicien, spécialiste des questions environnementales a publié La religion écologiste, Climat, CO2, hydrogène : la réalité et la fiction (éditions L’Artilleur)

 (3) Lettre ouverte de CLINTEL aux dirigeants mondiaux (climato-realistes.fr)

(4) Dans un prochain article nous reviendrons sur le GIEC : son histoire, sa composition et son fonctionnement

 (5) Un article de Carbon Brief révèle les relations controversées du GIEC avec les ONG vertes. 

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