Permis de récidiver

Pourquoi un magistrat autorise – t – il un délinquant ou un criminel à réintégrer la société avant le terme de sa peine ? Dans un précédent article nous reprenions les propos de Montesquieu qui disait que les juges de la nation ne sont que la bouche qui prononce les paroles de la loi, des êtres inanimés, qui n’en peuvent modérer ni la force ni la rigueur”. (De l’esprit des lois – 1748). Au cas particulier le juge peut effectivement se prévaloir de la simple application des textes de loi à sa disposition, à savoir les articles 729 à 733 du code de procédure pénale déterminant les conditions de la libération conditionnelle. Trop souvent le délinquant est considéré comme victime de la société (milieu dit défavorisé, alcoolisme, prise de stupéfiants, accidents de la vie, troubles psychiques et autres) par des juges idéologues et politisés (cf. le « le mur des cons » du Syndicat de la Magistrature), préférant croire en la rédemption et la seconde chance (voire la troisième) plutôt qu’à une certaine forme de déterminisme.

Justice sous influence

Les philosophes des Lumières considéraient que la loi était l’expression de la volonté générale, et donc qu’elle devait être la source exclusive du droit. Montesquieu écrivait : “Les juges de la nation ne sont que la bouche qui prononce les paroles de la loi, des êtres inanimés, qui n’en peuvent modérer ni la force ni la rigueur”. (De l’esprit des lois – 1748).
Dans notre société, le juge, au nom du peuple, est toujours chargé d’appliquer une règle de droit aux faits du litige et pour ce faire d’une part il vérifie la matérialité des faits (de quoi s’agit-il ?), d’autre part il qualifie juridiquement les faits afin de déterminer la règle de droit applicable.