Le Plein Emploi, une solution pour sortir de l’impasse !


Le chômage atteint aujourd’hui six millions de personnes en France (la pandémie risque d’aggraver ce chiffre) si l’on additionne toutes les catégories de chômeurs et de demandeurs d’emploi non inscrits à Pôle Emploi pour diverses raisons ; ce nombre ne cesse de croître depuis trois décennies. On peut acter la fin du « plein-emploi keynésien » (taux de chômage dit frictionnel à 3 % avec plus de 90 % des salariés en CDI, etc.). Cette situation est devenue intenable pour les chômeurs eux-mêmes dont les chances de retour à l’emploi s’amenuisent alors que les salariés occupés vivent sous la menace de perdre leur emploi en raison des délocalisations ou d’une croissance faible. Le fort taux de chômage a, de plus, des effets délétères sur la société tout entière où nombre de jeunes perdent tout espoir de trouver un emploi leur assurant un avenir décent : au-delà de l’emploi et du revenu afférent, le sentiment d’être inutile socialement entraîne accablement et désespoir. C’est aujourd’hui plus du quart de la population active qui alterne période de chômage et occupation sur des emplois alimentaires  

Tout le monde (ou presque) s’accorde pour reconnaître la nécessité du plein-emploi, quoiqu’il  n’existe aucune définition absolue de celui-ci : il s’agit d’une notion pour le moins flexible et malléable. Le plein-emploi se définit, paradoxalement, à partir du taux de chômage : si durant les Trente Glorieuses le plein-emploi emploi s’accompagnait d’un taux de chômage de 2-3 %, aujourd’hui toute nation qui possède 4 à 5 % de chômeurs se vante d’être plein-emploi.

Par ailleurs, le taux de chômage ne peut être détaché de la nature des emplois et du montant des revenus des travailleurs les plus fragilisés. S’opposent ainsi deux modèles socio-économiques : celui dans lequel les chômeurs sont nombreux et (relativement) bien indemnisés sur une certaine durée, faisant douter d’un possible plein-emploi au regard d’un taux de croissance économique qui ne crée pas d’emplois en dessous d’un seuil que les experts situent entre 2 et 3 %. Dans l’autre modèle qui peut se prévaloir de chiffres correspondant au plein-emploi, la mauvaise protection sociale des chômeurs les contraint à préférer occuper des emplois incertains et surtout mal rémunérés : ce sont les travailleurs pauvres, quelques fois sans logement, entretenant des familles pouvant se situer sous le seuil de pauvreté, certains devant cumuler deux emplois pour survivre.

On remarquera que dans les deux modèles, l’ état intervient dans les mêmes proportions et distribue approximativement autant d’aides sociales (hors indemnités aux chômeurs) : aides au logement, minima sociaux, allocations et soutiens divers, etc.

Mais au-delà de la diversité des modèles nationaux, les travailleurs font largement les frais de ce qui pourrait être dénommé une crise structurelle et durable de l’emploi. On peut, sans exagérer, considérer qu’il s’agit ici de la plus grande faillite sociale et morale du capitalisme puisqu’il n’offre pas à ce jour de solution à ce désastre et à ces drames que sont le chômage ou l’appauvrissement des travailleurs. C’est la raison pour laquelle on peut aussi envisager d’autres rapports au travail, à l’emploi et surtout à leur utilité sociale qui renversent les exemples admis et les plus partagés pour ouvrir vers des solutions inédites.

Tout revenu est la contrepartie d’une activité professionnelle. Celui qui perçoit le revenu peut être celui qui a généré la besogne. Nous avons aussi d’autres personnes qui peuvent percevoir un revenu sans contrepartie, on parle de redistribution. La France a de nombreux dispositifs : l’impôt, l’allocation de subventions, le minima social. 

Ce qui ressort de cette analyse : deux sortes de citoyens, les productifs et les citoyens qui bénéficient de revenu qu’ils n’ont pas généré par leur travail.

Et si tout le monde percevait des revenus sans aucun travail, l’activité globale serait nulle et il n’y aurait plus rien à distribuer.

  Le travail pour tous est possible

Le travail est-il considéré comme une souffrance ? 

Il est nécessaire de trouver des solutions positives pour revaloriser le travail, surmonter les contraintes qui étouffent l’économie, les salariés et les entreprises, et sauver le pays du déclin qui la guette.

Le Travail pour tous est la question que tous les candidats à la future élection  présidentielle devraient se poser.

L’objectif : redonner en priorité l’envie de travailler aux français pour sauver la France. 

Pourquoi le travail a été délaissé, beaucoup ne peuvent plus vivre de leur travail et sont contraints au recours d’aides ou même à la charité. 

La gestion du système du travail est à bout de souffle.

Partant d’un rappel historique sur la place du travail dans la société « l’essence même de l’Homme ».

La situation française où le manque de travail provoque une réelle souffrance aujourd’hui , nous nous interrogeons sur le modèle de société que nous souhaitons transmettre à nos enfants.

          Quelques propositions :

-Le marché du travail doit s’ adapter en bénéficiant des aides au profit des créateurs d’emplois dans notre pays au détriment des aides de complaisances faites pour l’achat d’une certaine paix sociale .

-Relocaliser notre industrie dans les secteurs prioritaires qui nous ont fait défaut pendant la pandémie (masques, gants, respirateurs, la fabrication des matières premières de notre industrie pharmaceutique)

-La France a un savoir-faire industriel qui dort depuis des décennies au profit des pays à bas coût.

Photo de fauxels sur Pexels.com
  • Il est nécessaire de faire prendre conscience à chaque collaborateur de son importance au sein de l’entreprise ainsi que le rôle qu’il occupe. Responsabiliser chaque employé même si le collaborateur n’est pas un cadre, il faut lui faire connaître l’étendue de ses pouvoirs : la nature de son travail, son périmètre d’activité, ses objectifs.  Dans la mesure du possible, outre le travail routinier, il faut chercher à attribuer à chaque salarié un « petit » projet à piloter.  Cela permet d’intégrer les salariés dans l’évolution et les résultats de l’entreprise, ce qui les fidélisera. Cela peut être un projet qui ne soit pas lié directement au travail, mais inhérent aux améliorations continues de l’entreprise. 
  • Depuis la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, l’instruction est obligatoire. Cette obligation s’applique gratuitement à partir de 3 ans, pour tous les enfants français ou étrangers résidant en France. Il serait ambitieux de se servir de cet exemple pour continuer dans le même esprit pour la vie professionnelle de chacun. Le goût de l’école = Le goût du travail.
  • Orienter les formations professionnelles vers les secteurs appelés à créer des emplois. Le manque de bras dans l’agriculture, la restauration, le bâtiment etc . . . (info Capital) entre 300 000 et 400 000 emplois ne sont pas pourvus faute de candidats. Une action doit être menée en collaboration avec pôle emploi afin de résoudre cette situation dommageable pour notre économie.  

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