L’IMPORTANCE DE LA FORÊT DANS L’ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE AU TRAVERS DE SA MULTIFONCTIONNALITÉ


L’ÉTAT DES LIEUX ET LES ENJEUX

L’assemblée Générale des Nations Unies de septembre 2015 a adopté un programme ambitieux de développement durable des forêts à l’horizon 2030, qui met en lumière le rôle majeur du secteur forêt-bois, notamment pour faire face au changement climatique. 

Au niveau Européen, la stratégie forestière est basée sur la gestion durable des forêts, leur rôle multifonctionnel et l’utilisation efficace des ressources. C’est ainsi que l’Union européenne s’est engagée dans une politique climatique ambitieuse, conformément aux accords de Paris, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’atteindre une neutralité carbone d’ici 2050. 

Au niveau national,plusieurs politiques concourent au développement de la filière forêt-bois dans la même perspective. Les politiques publiques issues de la Loi pour la Transition Énergétique et la Croissance Verte (LTECV) fixent un cadre favorable au développement de cette filière, fondé sur des objectifs ambitieux de mobilisationde la ressource, à l’horizon 2035 : on peut citer la Stratégie nationale bas carbone, la Stratégie nationale des ressources, la Programmation pluriannuelle de l’énergie et la Stratégie nationale de mobilisation de la biomasse. Le Gouvernement porte également les initiatives de l’Étiquette environnementale du bâtiment, du Programme d’action pour la construction et la transition énergétique et du Plan transition numérique du bâtiment, qui inscrivent le secteur de la construction bois dansla transition bas carbone du futur. La Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt (LAAAF) reconnaît quant à elle d’intérêt général la fixation de dioxyde de carbone et le stockage de carbone dans les forêts, le bois et les produits fabriqués à partir de bois, contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique. En application de cette loi, un Programme National de la Forêt et du Bois(PNFB) fixe les orientations de la politique forestière, en forêt publique et privée, en métropole et en outre-mer, pour une période de dix ans. La LAAAF prévoit en outre l’élaboration de Programmes Régionaux de la Forêt et du Bois (PRFB), document stratégique structurant permettant une adaptation régionale des orientations et objectifs du PNFB.

Au niveau métropolitain, les espaces forestiers couvrent plus de la moitié de la surface du territoire, soit 175 000 ha, et sont composés de 19 Massifs forestiers dont des sites emblématiques tels que le Parc National des Calanques (1er Parc périurbain d’Europe), le Grand Site Sainte Victoire, les Parcs Naturels Régionaux (Sainte Baume, Luberon, Camargue, Alpilles) et des massifs exceptionnels tels que le Garlaban et la Côte Bleue, tous majoritairement peuplés de résineux (Pin d’Alep à 95 %). Ils comportent en outre 22 sites inscrits au Réseau européen Natura 2000.

Peu exploités, soumis à des pressions croissantes liées à leur caractère périurbain (urbanisation galopante en interface forêt/habitat et en cœur de massif) mais également dues aux risques (développement de la masse combustible, dépérissement des végétaux, diminution de la biodiversité, changement climatique), les espaces forestiers méditerranéens sont aujourd’hui en danger. Ils offrent pourtant de nombreux services qu’il serait inconséquent d’ignorer.

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Urbanisation des espaces forestiers et des zones périurbaines

LES SERVICES RENDUS PAR LA FORÊT

La très grande majorité de la population ignore que la forêt est à 30 % publique et à 70 % privée, et que toute activité pratiquée en forêt se fait sur les terres d’un propriétaire forestier, qu’il soit public ou privé.

De plus, elle ne voit dans la forêt qu’un paysage verdoyant qui entoure les lieux de vie que sont les centres urbains, un espace de loisir où elle aime se promener, ramasser des champignons, pratiquer une activité sportive, et malheureusement, une végétation sèche et inflammable qui part en fumée chaque été. Une véritable méconnaissance des espaces forestiers, tout au moins largement incomplète et très réductrice !

La forêt, c’est en effet bien plus que cela. Elle assure des fonctions essentielles qui correspondent à la définition du développement durable dont la plus importante est, au regard des enjeux liés au dérèglement climatique, la fonction environnementale, dont découlent aussi des fonctions sociales et économiques.

Des fonctions « Environnementales » indispensables à la lutte contre le changement climatique

L’impact du changement climatique : la forêt en danger

Le faible niveau de gestion des forêts méditerranéennes actuellement constaté aboutit à des espaces forestiers touffus, fragilisés, souvent fermés, peu diversifiés, à la biodiversité limitée et surtout propices aux incendies et aux attaques phytosanitaires. Les aléas climatiques ne sont malheureusement pas en reste dans les dangers qui guettent la forêt méditerranéenne (et donc métropolitaine) entraînant :  

  • un dépérissement de certaines essences forestières (notamment le pin sylvestre et le chêne blanc), 
  • une diminution des espèces, voire une extinction,
  • une mortalité plus importante dans les peuplements forestiers, 
  • une régénération difficile,
  • une sensibilité plus forte aux maladies, parasites et ravageurs,
  • un stress hydrique (demande en eau des végétaux qui dépasse les ressources hydriques disponibles dans les sols),
  • un risque incendie accrus avec une menace de « grands feux » comme l’ont connu le Portugal, la Grèce, la Californie ou encore l’Australie (+ d’incendies = moins de séquestration carbone entraînant un emballement du dérèglement climatique).
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Comment la forêt peut contribuer à limiter l’impact du changement climatique

La prise en compte des services écosystémiques qu’elle rend est essentielle de nos jours pour faire face au défi du changement climatique et aux actions qu’il convient de mettre en œuvre pour en limiter ses effets. La 25ème conférence des Nations Unies sur le climat (COP 25) qui s’est tenue en décembre 2019 à Madrid a rappelé combien les forêts jouent un rôle primordial dans la lutte contre l’augmentation moyenne de la température mondiale et de ses effets sur le climat. 

Les espoirs d’atteindre l’objectif idéal de l’accord de Paris (limitation du réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle) imposerait de réduire les émissions de CO2 de 7,6 % par an dès l’an prochain et jusqu’à 2030. La température a déjà augmenté d’environ 1°C par rapport à l’ère préindustrielle, entraînant une multiplication des catastrophes climatiques que l’on constate tous (augmentation des températures, sécheresses estivales plus longues et plus intenses, accroissement en fréquence et en intensité d’évènements extrêmes tels que grands gels, tempêtes, canicules, pollution ozone, pluies torrentielles…). Chaque degré supplémentaire va augmenter l’ampleur des dérèglements. Pour le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC), l’humanité doit atteindre la neutralité en carbone d’ici 2050 (les masses de carbone rejetées dans l’atmosphère ne devront plus excéder les capacités d’absorption de la terre) et réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45 % par rapport aux niveaux de 2010 d’ici 2030. Or, au rythme actuel, la température pourrait grimper jusqu’à 4 ou 5°C d’ici à la fin du siècle.

Pour parvenir à cette « neutralité carbone », il n’existe que deux variables sur lesquelles jouer simultanément. La première consiste à réduire les émissions, la seconde à les compenser, notamment en augmentant les capacités de stockage des puits de carbone.

Une meilleure prise en compte de la gestion de la forêt apparaît donc comme fondamentale afin de contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique. Les services environnementaux qu’elle rend sont les suivants : 

  • Séquestration du carbone (85 % du carbone stocké dans la végétation l’est par les forêts et leurs sols – absorption de 11 à 37 tonnes de CO2 par hectare et par an) ; une forêt stocke du gaz carbonique et libère de l’oxygène. C’est ce que l’on appelle un « puits » de carbone. Une forêt gérée durablement est donc un excellent moyen de lutte contre l’effet de serre ;
  • Réservoir de biodiversité, les espaces forestiers présentent une grande diversité biologique végétale et animale. Ils abritent en effet une multitude d’organismes vivants : arbres, végétaux divers, animaux de toutes tailles dans des milieux très diversifiés (sols, climats, eau) ;
  • Stabilisation des sols grâce au système racinaire des arbres, notamment dans le maintien des versants, mais aussi en plaine et sur les plateaux vallonnés ;
  • Filtration de l’eau de pluie et régularisation du régime des crues par l’action des litières forestières et des sols aérés par les racines qui agissent à la fois comme un filtre et comme une éponge ;
  • Régulation thermique (atténuation des écarts thermiques et des effets du vent) ;
  • Diminution du risque incendie et limitation de la compétition hydrique entre les végétaux par l’adaptation de la gestion forestière entraînant une diminution de la densité et donc de la biomasse.

Des fonctions « Sociales » pour une meilleure qualité de vie et paysagère :

A l’heure où les citoyens sont de plus en plus concentrés dans les villes, les forêts sont des espaces de nature et de ressourcement particulièrement plébiscités. 

Synonyme de cadre de vie et de paysages, la forêt revêt un caractère social important :

– tourisme sportif et de pleine nature (randonnées, VTT, escalade, chasse, accrobranches, etc…), 

– tourisme gastronomique et œnologique (production et consommation de produits locaux en circuit 

  court plébiscités par la population : vin, huile d’olive, safran, lavande, productions fromagères, etc…)

– tourisme culturel et patrimonial (présence de patrimoine vernaculaire),

– cueillette de plantes aromatiques (culinaires, médicinales),

– identité du territoire.

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Outre les activités sportives et de pleine nature qui génèrent une fréquentation importante de la forêt, ces espaces représentent un patrimoine historique et culturel important. La forêt conserve en effet les traces des anciennes activités humaines tels que des vestiges archéologiques (oppidum, peintures et gravures rupestres, etc…), des sites et monuments historiques, des anciens métiers forestiers (fours à cades, fours à bois, puits et systèmes hydrauliques anciens, sources, restanques, etc…), des constructions anciennes, patrimoine qui mérite d’être valorisé.

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Cette attractivité et l’intérêt que porte la population à ces activités nécessitent de mettre en place des actions en faveur de l’offre et de l’accueil des publics afin de faire découvrir toutes les fonctions et tous les aspects de la forêt. 

Des fonctions « Économiques » pour une filière d’avenir, créatrice d’emplois :

Si la forêt est synonyme d’enjeux environnementaux et sociétaux, le bois répond aux nouveaux besoins de nos sociétés : c’est un matériau qui nécessite peu d’énergie fossile pour sa fabrication, dont le bilan CO2 est positif, alors qu’il est négatif pour l’acier et le béton (et largement négatif pour l’aluminium) ; il est naturel, écologique, renouvelable et recyclable. Une fois coupé, le bois, utilisé comme matériau dans la construction et dans le mobilier, constitue un stock de carbone (1 m3 de bois stocke 1 tonne de gaz carbonique), celui dont l’arbre a eu besoin pour sa croissance. Ainsi, une maison construite avec 20m3 de bois stocke 20 tonnes de gaz carbonique tout en assurant une performance énergétique importante !

Le bois s’impose donc aujourd’hui comme le matériau du 21ème siècle et propose une alternative aux énergies fossiles et aux matériaux habituellement utilisés : source d’énergie renouvelable (bûches, plaquettes ou granulés), mais également bois de trituration (fabrication de pâte à papier) et bois d’œuvre (construction, mobilier, objets en bois, tonnellerie, etc.…), son utilisation se révèle un atout incontournable pour contribuer à une attractivité économique durable des territoires. 

Depuis le 14 avril 2018, le pin d’Alep, qui peuple majoritairement les forêts méditerranéennes, a obtenu une norme (NF B52-001) et peut désormais être utilisé en bois de construction (charpentes, menuiseries, ossature). Cette reconnaissance ouvre la voie au développement d’une véritable filière bois construction et offrira de nouveaux débouchés à cette essence de bois, favorisant la pratique de la sylviculture nécessaire à la bonne gestion des forêts méditerranéennes. 

              Bois pour la construction   Bois énergie         Bois de trituration

Produire du bois dans le respect de l’accroissement naturel des forêts, c’est agir au service d’une économie locale et du maintien et de la création d’emplois ruraux non délocalisables. 

Actuellement, en France, la filière forêt-bois est une filière économique importante qui représente environ 400 000 emplois, un chiffre supérieur à celui de l’industrie automobile. A l’échelle régionale, le filière forêt-bois représente 11 000 emplois, 2800 entreprises directes et 6200 emplois indirects. A l’échelle métropolitaine, ce sont près de 2000 emplois et 500 entreprises qui sont concernés par la filière forêt-bois (Source : Étude INSEE-Communes forestières-DRAAF-Région 2011). Et ces chiffres sont susceptibles d’augmenter avec le développement de la filière bois construction en pin d’Alep (projet de création d’un observatoire économique sur l’emploi et la formation par l’interprofession FIBOIS Sud afin d’avoir une vision prospective des emplois susceptibles d’être créés avec le développement de la filière bois construction en pin d’Alep).

FOCUS SUR LE BOIS, MATÉRIAU D’AVENIR DANS LA CONSTRUCTION

Le réchauffement climatique n’est plus une hypothèse. Choisir d’utiliser le bois dans la construction, le mobilier urbain et le mobilier de bureau, c’est permettre à la forêt de se développer et de mener une politique éco-responsable en faveur du développement durable.

Les dérivés de la ressource « bois », et plus particulièrement la construction bois, sont ainsi au cœur des problématiques de l’urbanisme actuel permettant aux collectivités de s’engager en faveur du développement durable des villes. Matériau de construction noble par excellence, le bois apporte aux projets des maîtres d’ouvrages des solutions esthétiques et fonctionnelles en parfaite intégration avec leur environnement :

  • Lutter contre l’effet de serre : Les forêts absorbent le CO2 grâce à la photosynthèse. Une fois coupé, le bois continue de stocker le CO2 emmagasiné par les arbres pour pousser. Ce potentiel de stockage rend la construction bois très attractive et est l’un des facteurs de lutte contre le réchauffement climatique.
  • Faire vivre les forêts : En construisant en bois, on permet aux forêts de se développer, car les coupes des arbres venus à maturité permettent la pousse de nouveaux arbres. Une gestion raisonnée et durable a permis à la forêt européenne de s’accroître fortement.
  • Utiliser une matière première propre et renouvelable : Contrairement à la majorité des matériaux fréquemment employés dans la construction (béton, acier, PVC, etc…), le bois est renouvelable et en croissance permanente.

De plus, le bois apporte une réponse aux contraintes urbaines. En effet, le matériau bois est idéal dans un milieu urbain. De par ses performances techniques et esthétiques, le bois est en mesure de répondre à tous les projets architecturaux et de s’adapter aux exigences et contraintes de l’espace urbain.

  • Un matériau performant : Le bois est un matériau léger. De ce fait, la capacité portante élevée du bois et les technologies de bois composites permettent aux constructions d’atteindre des portées égales ou supérieures à celles en béton ou en acier. Ainsi, toutes les créations architecturales sont possibles, favorisant de grands espaces sans poteaux ou l’ouverture de larges baies vitrées dans les murs. Le bois se plie à toutes les exigences du milieu urbain.
  • Une esthétique en accord avec le patrimoine architectural : Le bois est un matériau consensuel, il s’harmonise à la perfection avec les autres matériaux de construction. Il est alors présent dans les bâtiments modernes comme dans la rénovation d’un patrimoine bâti. Les architectes s’appuient aujourd’hui sur des technologies constructives de plus en plus performantes qui respectent le patrimoine architectural.
  • Une construction légère : Le bois est un matériau souple et léger. Le poids d’un bâtiment bois est plus léger qu’une construction en maçonnerie. Les bâtiments bois offrent une solution intéressante pour des projets de construction sur des terrains enclavés ou à forts dénivelés.

S’agissant du rapport qualité/prix performant, les constructions bois permettent de réaliser de grandes économies. C’est un retour sur investissement non négligeable dans la gestion d’un budget public.

  • Un chantier rapide : La majeure partie du gros œuvre d’une construction bois provient de la filière sèche. Sans temps de séchage, l’assemblage des structures, des composants et des éléments préfabriqués ainsi que le montage sont réalisés en continu. La construction voit le jour rapidement et réduit le temps de chantier. Les frais financiers engagés par les collectivités sont alors réduits.
  • Des économies d’énergie : Les propriétés du bois permettent d’atteindre facilement les exigences actuelles en matière d’isolation. 15 fois plus isolant que le béton, le bois limite les ponts thermiques. Associée à des isolants performants, la construction bois est la solution la plus utilisée pour réaliser des bâtiments performants thermiquement et notamment passifs.
  • Un entretien aisé : Les éléments de structure d’un bâtiment bois ne requièrent aucun entretien particulier pendant toute la durée de vie de l’ouvrage. Les éléments de bois extérieurs sont quant à eux sélectionnés et mis en œuvre de façon à résister naturellement sans entretien particulier.
  • Un patrimoine foncier qui ne perd pas de valeur : Les constructions bois sont présentes dans le paysage urbain depuis des siècles. Un bâtiment bois construit dans les règles de l’art ne vieillit pas dans le temps. Sa durabilité, sa stabilité ainsi que les techniques constructives parfaitement maîtrisées participent à cette longévité.

Enfin, la construction bois, au-delà de ces performances techniques et économiques, est une couverture de bien-être, tant au niveau du confort que de la santé.

  • Un matériau sain : Le bois, matériau naturel et vivant par excellence, régule l’humidité de l’air et assure une hygrométrie constante, apportant une grande qualité de l’air ambiant. Il limite naturellement les risques d’allergies ou de problèmes respiratoires. Il trouve ainsi sa place dans des établissements médicaux ou scolaires. Le bois participe à la création d’un climat de bien-être et d’équilibre psychique des personnes hébergées.
  • Un confort thermique : la construction bois présente de bonnes caractéristiques thermiques. Un mur bois est principalement constitué d’isolant ce qui le rend plus performant que d’autres solutions constructives à épaisseur équivalente.  Il régule les températures des bâtiments tout au long de l’année, offrant de larges économies d’énergie et assurant un confort de vie permanent aux usagers.
  • Une résistance au feu : Le bois du fait de l’épaisseur de ses sections, montre une très grande résistance au feu, assurant les conditions de sécurité nécessaires pour l’évacuation des locaux. Il se trouve, de ce fait, être un matériau tout à fait adapté à la réalisation de bâtiments recevant du public.

Le bois, en situation d’incendie, conserve ses propriétés mécaniques plus longtemps que le béton ou l’acier. Les sections sont dimensionnées de façon à ce que les structures soient porteuses jusqu’à intervention de secours et évacuation des locaux. 

Le bois n’est pas la seule source d’économie de la forêt. Il existe en effet bien d’autres activités productrices d’emplois qui valorisent les espaces forestiers. C’est le cas des activités agricoles d’intérêt DFCI, dont le sylvopastoralisme ou encore l’agroforesterie, qui au-delà de leur utilité de préservation de la forêt et de sa défense contre les incendies (coupures de combustibles, débroussaillement non mécanisé, ouverture du milieu, limitation des départs de feux et de la propagation des incendies) contribuent au développement économique (installations d’exploitations agricoles et d’éleveurs), tout en répondant à la demande des citoyens de pouvoir consommer des produits locaux en circuit court, et en confortant l’identité du territoire par la pérennisation des traditions agricoles.

Bien d’autres activités participent au développement économique de la forêt : la chasse, le tourisme en forêt, la cueillette des champignons, les plantes aromatiques (mellifères, médicinales et culinaires), ainsi que le développement des procédés de chimie verte, (gemmage, exploitation de la cellulose…).

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Méconnue du grand public, il est indispensable de communiquer sur les différentes fonctions de la forêt, sur les services qu’elle rend et sur la nécessité de pratiquer une gestion forestière raisonnée afin de mieux faire accepter par la population les coupes de bois qui sont pratiquées sur des zones stratégiques. L’objectif d’une forêt bien gérée est d’avoir une forêt protégée qui offre de nombreux avantages et qui contribue à la valorisation de tous ses aspects. Préservation et valorisation de la forêt incluant une gestion multifonctionnelle ne sont pas opposées mais complémentaires et nécessaires à la bonne santé de celle-ci. Ces deux aspects de la gestion forestière apparaissent comme une nécessité, en raison du potentiel existant, des partenariats possibles et des enjeux qu’elles représentent. Elles permettent de préserver la beauté de la forêt et d’assurer son renouvellement dans le respect des trois fonctions qu’elle exerce : environnementales, économiques et sociales.

Madame Chantal DEMARIA

1 commentaire

  1. Article très intéressant et instructif. Il est vraiment important de reconsidérer pas mal de choses dans notre façon de gérer la nature. On se rend compte maintenant qu’il faut « reconstruire » les haies qui ont été supprimées au siècle dernier (qui avaient une grande utilité) pour transformer les champs de cultures à taille humaine en « immensités cultivables » . Toujours le même problème : le profit au détriment des choses essentielles que sont la faune et la flore qui nous entourent dans notre beau pays.

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