Combattre le « Trappisme »


Le séparatisme islamiste est aujourd’hui une réalité.

Le président Macron l’a clairement identifié et décrit dans la continuité de son intervention des Mureaux d’octobre 2020 : «L’ennemi (…) veut notre mort. Nous allons donc livrer un combat à mort ».

Même si une loi sur le renforcement des principes républicains est sur le point d’être validée avant envoi au Sénat à l’heure où nous écrivons ces lignes, sommes-nous vraiment en train de livrer un combat à mort ? 

Nous avons abordé, dans quelques-uns de nos articles (cf. « Séparatisme, Immigration et Éducation » et « Allumons la Lumière !»), le risque de fractures profondes, instillées par le séparatisme islamiste, qui pourraient compromettre la cohésion de notre société, et la loi ci-dessus prend en compte quelques-uns de ces aspects et elle va ainsi dans le bon sens.

Mais cette loi est-elle suffisante alors que l’actualité vient apporter encore plus de lumière sur cette dérive séparatiste et l’une de ses formes, le « trappisme ».

Nous ne faisons bien sûr pas référence aux pratiques religieuses ou gastronomiques des moines trappistes, institution respectable s’il en est, mais par ce néologisme nous qualifions la situation beaucoup moins « admirable » de la ville de Trappes dans les Yvelines.

Le combat est-il perdu ou subsiste-t-il encore des marges de manœuvre pour inverser la tendance, déjà fortement engagée, qui faisait dire à l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Colomb : «Aujourd’hui, on vit côte à côte,…je crains que demain on vive face à face » ?

Dans tous les cas, une mobilisation générale et vigoureuse à tous les niveaux de la République et de la France est nécessaire.

Les feux de l’actualité se sont une nouvelle fois portés sur la ville de Trappes.

Didier Lemaire, un professeur de philosophie, enseignant depuis 20 ans dans un lycée de Trappes, déclare dans Le Point :

« Il y a 20 ans, tout a commencé pour moi avec l’incendie de la synagogue en octobre 2000. Après ça, il n’y a plus eu de juifs à Trappes. Et finalement, plus d’inscriptions antisémites sur les murs de la ville. Maintenant, ce sont les athées et les musulmans modérés qui partent. Les intégristes sont en train de réussir leur processus de purification. C’est effrayant ! Tout s’accélère, en deux ans, j’ai vu plus de transformation chez les jeunes et dans l’espace public que ces dix-huit dernières années».

Il poursuit : «  Je considère que Trappes est une ville définitivement perdue. … On n’a plus beaucoup de temps avant que cela ne dégénère, s’alarme-t-il. Nombre de ces enfants sont élevés dans la haine de la France. Nous ne sommes plus dans un état de paix. Il nous faut des lois d’exception qui visent l’ennemi et ne s’appliquent qu’à l’ennemi. » 

Comment interpréter et analyser les propos de cet enseignant qui se revendique comme un fervent défenseur de la République et de la Laïcité et qui se retrouve aujourd’hui menacé par le camp islamiste?
Ce n’est pas la première fois qu’il se manifeste sur la progression du phénomène d’emprise islamiste impactant le quotidien des habitants de Trappes et en particulier de ses élèves. Il a ainsi écrit en 2018 une lettre avec Jean-Pierre Obin (auteur de l’ouvrage Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école) au président de la République pour exhorter le gouvernement à agir pour protéger la jeunesse de l’influence des intégristes, et il a publié en novembre 2020 une lettre ouverte après la décapitation de Samuel Paty pour dénoncer le manque de stratégie de l’État face à l’islam politique.

Pour éclairer le débat de manière factuelle, on peut indiquer les éléments suivants :

  • Les Yvelines sont historiquement le berceau du radicalisme en France et c’est à dessein qu’Emmanuel Macron a prononcé son discours aux Mureaux.
  • Trappes est une commune située à 30 kms de Paris et elle est composée d’environ 30000 habitants, dont une majorité de confession musulmane, et dont près de 50% ont moins de 30 ans.
  • Entre 1968 et 1975, l’immigration maghrébine et africaine, logée dans de confortables HLM sortis de terre, a progressé de 325 % à Trappes, provoquant la fuite d’une grande partie des habitants originels qui quittent la ville.
  • La synagogue est brûlée en 2000 et les familles juives sont parties progressivement de la ville après cet incendie.
  • Après des années de communisme clientéliste, un socialiste accède à la mairie en promettant la construction d’une mosquée.
  • La Ville de Trappes est engagée depuis 2001 dans un vaste programme de renouvellement urbain et d’embellissement des quartiers et de la ville à hauteur de 350 M€. Un deuxième plan de rénovation urbaine est programmé jusqu’en 2024, témoignage de l’action volontariste des pouvoirs publics dans la région. Trappes n’est pas un ghetto sordide. «Les tours HLM ont été rasées, remplacées par des pavillons attrayants, des petits immeubles. Allées d’amandiers en fleur, squares verdoyants, aires de jeux pour les enfants… le paysage est soigné » (reportage Paris Match de 2016). 
  • Les quartiers ont progressivement basculé vers le communautarisme qui a constitué un terreau fertile pour l’islam radical, salafistes ou frères musulmans, qui a développé son emprise, accélérant le départ des populations d’origine. 
  • On y dénombre aujourd’hui 3 mosquées officielles et une douzaine de lieux de culte musulmans plus ou moins officiels (pour deux églises).
  • Les boucheries halal sont majorité, les coiffeurs mixtes ont pratiquement disparu (remplacés par des coiffeurs pour hommes et enfants) et les femmes maghrébines n’ont plus accès aux bars et cafés.
  • Trappes serait la ville qui compterait le plus de fichés S pour radicalisation (400) et celle qui comptabiliserait le plus gros contingent d’hommes partis en Syrie pour faire le djihad.

Cette situation décrit un exemple concret de séparatisme qui marque la fin du rêve du « bien vivre ensemble » et qui sonne clairement l’échec de la politique d’assimilation et d’intégration.

François Pupponi, député et ancien maire de la ville de Sarcelles, se fait l’écho de quelques habitants de sa ville : « Ce n’est plus pour nous, la ville a changé, il y a des pratiques culturelles communautaires qui ne correspondent plus à la population qui vivait traditionnellement sur place, cette population s’en va».

Ce séparatisme est né d’un communautarisme que les autorités locales ont laissé se développer et ont alimenté, et sur lequel l’islam politique s’est ancré et enrichi.
Bien évidemment, toute la population maghrébine n’est pas radicalisée et ne doit pas être stigmatisée dans un même élan. La majorité de cette population subit la loi d’une minorité radicalisée et constitue une victime collatérale de cette radicalisation. Nous sommes par contre étonnés que cette majorité ne manifeste pas plus clairement son hostilité aux actions radicales islamistes menées par cette minorité salafiste.

D’autre part et en « toile de fond » :

  • Rachid Benzine, islamologue reconnu, nous indique  : « La première génération rêvait de revenir au bled, la deuxième de s’intégrer et la troisième se cherche dans un islam identitaire effréné. Daech leur offre un pays, une dignité et un salut. Leurs munitions sont les fractures de la société : difficultés d’intégration, chômage, …»
  • En novembre 2020, un sondage Ifop mettait en lumière la défiance d’une partie des jeunes Français musulmans vis-à-vis de la République : 57 % des 15-24 ans considèrent que la charia est au-dessus des lois républicaines, soit 10 points de plus qu’en 2016. 

Nous sommes assis sur une situation potentiellement explosive pouvant mettre en péril notre cohésion sociale.

Dans ce contexte, la loi sur le séparatisme (polygamie, certificat de virginité, financement des associations, charte CFCM, …) va dans le bon sens mais nous semble insuffisante pour traiter cette vague de fond séparatiste islamiste.

Notre identité française et nos symboles de vie sont clairement menacés.

L’État doit reprendre la main sur Trappes sous peine de voir nombre d’autres villes ou quartiers, déjà largement communautarisés, lui emboîter le pas et devenir des enclaves au sein de notre République.

Nous estimons que les principes d’actions suivantes sont indispensables et urgentes à mettre en œuvre sur la commune de Trappes :

  1. Soutien de l’Éducation Nationale au professeur de philosophie afin qu’il puisse continuer à faire normalement son métier : le ministre de l’Éducation, Mr Jean-Michel Blanquer, pourrait rendre visite au lycée d’appartenance du professeur afin de lui marquer son soutien sans équivoque, ce qui serait un message fort envoyé par la République Française à la cohorte des séparatistes islamistes
  2. Mise sous tutelle de la commune qui passerait ainsi sous le contrôle du préfet
  3. Renforcement des effectifs de police et de ses services de renseignements, sous le pilotage du préfet, pour traquer et fermer tout lieu et activité radicalisés (mosquées, associations, clubs sportifs…) avec le support de la nouvelle loi sur le renforcement des principes républicains
  4. Création et développement d’un programme de mixité sociale dans les quartiers et les écoles, en associant la population locale et en sollicitant d’autres populations éventuellement intéressées pour s’installer/revenir localement (ce ne sera pas un exercice aisé car cela nécessite de recréer les conditions de retour de ces populations)

Cette amorce de plan d’actions, qui doit être caractérisé par une grande détermination et par une absence complète de compromis et de « deals », pourrait être considérée comme un plan d’actions pilote avant de le généraliser à l’ensemble des communes et quartiers communautarisés dans le cadre du « combat à mort » voulu par notre Président contre ce fléau qu’est le séparatisme islamiste.
Enfin, l’ensemble de ces actions ne pourrait se concevoir sans une action forte et concertée relative à l’immigration.

Nous proposons ainsi (cf. article « Allumons la Lumière ») qu’un moratoire de 2 ans soit mis en place en stoppant sur la période toute immigration afin de mieux évaluer la situation présente de la population immigrée, éradiquer sa portion séparatiste et mieux intégrer celle qui montre sa volonté de s’installer durablement sur le territoire en respectant nos règles et valeurs.

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